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Libération

Bataille informatique sur un transfuge

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La justice autorise un ex de Microsoft à travailler chez Google, mais en limitant son activité.

Publié le 15/09/2005 à 3h42

Après deux mois d'oisiveté depuis son embauche par Google, l'ex-employé de Microsoft Kai-Fu Lee a pu enfin débuter hier son travail, à savoir lancer en Chine les opérations de recherche et développement (R & D) de la firme. Mais doucement : saisi par Microsoft, un tribunal de l'Etat de Washington lui a interdit, mardi, de définir le budget ou la politique de R & D de Google Chine, donnant ainsi partiellement raison à son précédent employeur qui l'accusait de violer des clauses de non-concurrence.

C'est sur cette base que Microsoft avait porté plainte dès l'annonce du recrutement de Kai-Fu Lee par Google, gelant son transfert en attendant la décision de mardi. Dans le camp Microsoft, on se gausse de «ce directeur des ressources humaines et du parc immobilier payé 10 millions de dollars sur quatre ans», somme évoquée pour le transfert. Spécialiste des technologies de recherche en langage naturel, Lee ne pourra pas non plus exercer cette activité, au coeur du métier de Google.

Cette gaudriole judiciaire illustre la tension croissante entre les deux géants de l'informatique. Le Chinois Kai-Fu Lee avait lancé un centre de recherche de Microsoft en Chine. Et l'annonce de son départ pour Google avait évidemment agacé la société, qui s'est déjà fait souffler plusieurs cadres par son concurrent. Lors du procès, un ex de Microsoft passé à l'ennemi en 2004 a ainsi raconté que lorsqu'il l'avait annoncé au sanguin patron de la firme, Steve Ballmer, celui-ci avait jeté une chaise à travers

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