Le coup de l'intimidation a fonctionné au-delà de toutes les espérances avec les pétroliers. Menacés par Thierry Breton, le ministre des Finances, d'une grosse taxe-sanction inscrite dans le prochain budget en cas de non-automodération du prix des carburants, les compagnies ont craqué. Vendredi, les majors du pétrole, à commencer par Total largement majoritaire sur le marché hexagonal avec ses 2 700 stations-service sont donc sorties de Bercy avec plein de bonnes résolutions, comme soulagées de ne pas voir leurs surperprofits ponctionnés (9 milliards d'euros pour Total, l'an dernier).
Thierry Desmarest, le tout-puissant patron du numéro 1 français, a ainsi officiellement pris l'engagement que, «en cas de hausses brutales de prix, elles soient étalées sur une période de quelques semaines», «deux à trois», a précisé un de ses conseillers. Dans le sens inverse, le pétrolier a juré que les baisses éventuelles du prix à la pompe seront «répercutées immédiatement» au profit du consommateur. Et, pour être certain que ses beaux engagements seront respectés à la lettre, Breton a annoncé vendredi la création d'un «observatoire des prix des carburants», chargé de faire des relevés de prix et des contrôles sous la houlette de la Direction de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF). Voilà pour les mesures conjoncturelles.
«Les compagnies pétrolières ont pris un engagement de comportement qui nous rend assez heureux», commentait un proche de Thierry Breton à l'issue de c




