Menu
Libération

Coupe franche à Neuf Cegetel

Réservé aux abonnés

L'opérateur supprime 661 postes. La CFDT et SUD en craignent davantage.

Publié le 23/09/2005 à 3h48

En mai 2005, lorsque l'opérateur de téléphonie fixe et fournisseur d'accès à l'Internet Neuf Télécom a fusionné avec Cegetel pour devenir Neuf Cegetel, Jacques Veyrat, le président de Neuf Télécom devenu patron du nouvel ensemble, avait déjà annoncé la couleur : pour faire face à ses concurrents et notamment à France Télécom, il allait falloir serrer tous les coûts salariaux. Il parlait alors d'économies à hauteur de 10 % de la masse salariale. Ce que les syndicats, plus qu'inquiets, avaient interprété de la façon suivante : «Grosso modo cela correspond à 600 personnes en moins», avait dit un syndicaliste. Veyrat avait précisé qu'il n'était pas question de licenciements mais de départs sur la base du volontariat.

Raccord. Hier, la direction de Neuf Cegetel a confirmé les déclarations d'avant l'été et présenté son projet de réorganisation «aux élus des comités d'entreprise de Cegetel et Neuf Télécom» où il est question de la «suppression de 661 postes» de travail sans «aucun licenciement», mais avec un plan de départs volontaires. Jusque-là, tout semble raccord...

Sauf que les syndicats ne sont pas tous d'accord Pour la CFDT, la plus pessimiste, le bilan est beaucoup plus lourd. Ainsi, selon la fédération CFDT-Telecom ce projet prévoirait en réalité «945 suppressions de postes dont 721 licenciements» sur un effectif de 3 575 salariés, essentiellement regroupés en région parisienne. Mais le délégué syndical central CFDT de Neuf Cegetel, Olivier Lelong, modulait ensuite, indiquan

Dans la même rubrique