Washington, de notre correspondant.
Paul Wolfowitz se prépare à vivre un week-end compliqué. Depuis qu'il a été nommé à la tête de la Banque mondiale, en mars dernier, il s'est fait discret. Ex-numéro 2 du Pentagone, architecte de la guerre en Irak, sa nomination avait fait des vagues dans le monde entier. Wolfowitz s'est par la suite empressé de se faire oublier. Il a choisi d'aborder sa fonction avec un profil bas, désireux d'«apprendre» et conscient que la Banque mondiale «est comme un superpétrolier, on ne la fait pas tourner d'un claquement de doigt». Le nouveau président s'est contenté de se démarquer très légèrement de son prédécesseur, Jim Wolfensohn, en insistant un peu plus sur les infrastructures publiques et l'agriculture, et un peu moins sur les structures sociales et l'éducation.
Bono et Bob Geldof. Ce week-end, alors que se réunissent G7, FMI et Banque mondiale à Washington, Wolfowitz sera en première ligne. L'un des objectifs de ce grand jamboree de la finance est d'aboutir à un accord définitif sur l'annulation de la dette des pays les plus pauvres. Le principe en a été claironné en juillet, à Gleneagles en Ecosse, lors d'un sommet du G8, sous la pression d'une vaste campagne menée par les rock-stars Bono et Bob Geldof. Il a été décidé d'effacer une dette de 40 milliards de dollars, dus par dix-huit pays très endettés à la Banque mondiale, au FMI et au Fond africain de développement et à d'autres institutions internationales.
Grognements. Le président de la Ban




