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Libération

SNCM : la bataille navale

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Publié le 29/09/2005 à 3h52

A Marseille, à Bastia

Tous les marins du Syndicat des travailleurs corses (STC) qui avaient participé au détournement du Pascal-Paoli, de Marseille jusqu'à Bastia, ont pu quitter hier librement le bateau... à l'exception de quatre d'entre eux placés hier soir en garde à vue. C'est sur ce bilan que s'est achevée hier la folle escapade du navire de la Société nationale Corse-Méditerranée (SNCM). Après avoir envisagé le passage en force avec son projet de privatisation à 100 % de la compagnie publique, le gouvernement a choisi l'apaisement. Sans convaincre la CGT. Reçu en fin de journée par Dominique de Villepin, son secrétaire général, Bernard Thibault, a déclaré qu'il n'avait «pas d'éléments suffisamment significatifs pour considérer qu'on passe à une autre phase du dossier». Et sans non plus convaincre sur le terrain et notamment à Bastia, où de violents affrontements ont opposé cette nuit force de l'ordre et manifestants.

A 20 h 30 hier soir, le Paoli accostait lui dans le port de Toulon, devant un comité d'accueil d'une centaine de manifestants CGT restés à l'entrée de la base navale. Une dernière manoeuvre pour finir une folle journée.

Silhouettes noires. Tôt hier matin, le Pascal-Paoli effectuait des cercles devant le port de Bastia. Le navire de la SNCM avait passé la nuit à quelques encablures des quais. A bord, Alain Mosconi, l'un des dirigeants du STC, prévient que lui et ses amis s'apprêtent à débarquer. A 8 h 28, le ferry s'approche de l'entrée du port. Une vedette de

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