Le bonheur avec la Seine-et-Marne, c'est qu'il n'y a «ni palu ni amibes». Patrice Auffray, 50 ans dont vingt-huit de forages pétroliers en Angola, au Brésil ou en Algérie, trouve du coup «moins hard» de bichonner la MR-7000, une foreuse plantée quelque part entre Souppes-sur-Loing et Nemours, là où les tas de betteraves s'entassent au bord des champs. Et où trône désormais un derrick qui surplombe la campagne à 40 mètres de hauteur, entouré de baraquements et de machines à filtrer et à traiter la boue. Depuis mi-septembre, une cinquantaine de gars virils s'affairent jour et nuit, sept jours sur sept, pour enfiler des tubes dans le sol jusqu'à 2 200 mètres et vérifier si l'on y trouve du pétrole. Une exploration pétrolière toute neuve et dans une zone où «il peut encore se découvrir de belles choses», veut croire Gilbert Michaud, responsable de l'exploitation pétrolière dans le Bassin parisien pour la firme suédoise Lundin.
Sex-appeal. L'envolée du prix du baril a redonné du sex-appeal au sous-sol français. En 2003, à 25 dollars le baril (21 euros), on s'était remis à pomper vigoureusement dans la soixantaine de champs répartis dans l'Hexagone (Libération du 11 avril 2003). Aujourd'hui, à plus de 60 dollars (50 euros), c'est la recherche de nouveaux gisements qui s'est mise en route. «Il n'y avait plus de gros travaux d'exploration depuis plusieurs années, indique Gilbert Michaud. Depuis vingt ans, on améliore surtout l'existant, sur des gisements en déclin.» Histoire d'en ret




