Petite embellie dans le Bordelais. Après des années de surproduction qui ont amené les stocks à des niveaux proches de 800 000 hectolitres (malgré 200 000 hectolitres distillés jusqu'au début de l'été), la vendange 2005, qui est sur le point de se terminer, a été plutôt sage avec 6 petits millions d'hectos contre 6,6 millions en 2004, selon le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB). «C'est une très bonne chose. Les viticulteurs ont fait attention à ne pas mettre trop de vin sur le marché», commente Xavier Carreau, vigneron dans la région et patron de Vin et Societé, l'un des lobbies du vin français.
«Jus sucré». Mieux, le cru 2005 serait «formidable» dans les rouges et «exceptionnel» dans les blancs, selon le CIVB. C'est que l'ensoleillement a été particulièrement propice et la pluie nettement moins abondante en fin de saison : «Les grains sont plutôt petits, ils donnent moins de jus mais plus sucré et de très bonne qualité», explique Xavier Carreau.
Importateur. Ces bonnes nouvelles suffiront-elles à redonner espoir aux vins de Bordeaux, qui traversent une forte crise? Sévèrement secoués par la concurrence des vins du Nouveau Monde (Argentine, Australie, etc.), qui ont l'an dernier fait plonger les exportations de 23,3 % en valeur, et boudés par les consommateurs français qui picolent de moins en moins, les petits et grands châteaux comptent maintenant sur les négociants pour relancer la machine. C'est évidemment plus facile pour les maisons prestigieuses : c'




