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Quand Ford se grippe, c'est la Gironde qui déprime

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400 emplois sur 3 200 seront supprimés dans les usines de Blanquefort.

Publié le 19/10/2005 à 4h08

Bordeaux, de notre correspondant.

Le plan est plus douloureux que prévu. Ford, l'un des principaux employeurs d'Aquitaine, a annoncé, lundi, la suppression de plus de 400 emplois sur les 3 200 que comptent ses usines de Blanquefort (Gironde). S'il y a suffisamment de volontaires, 250 de ces départs se feront sous la forme de préretraites pour des ouvriers de plus de 55 ans. En revanche, pour les 150 autres salariés remerciés, on ne connaît pas pour l'instant les contours du plan de sauvegarde de l'emploi qui devrait être présenté lundi prochain au comité central d'entreprise. Une seule chose est sûre : le site atypique de Blanquefort, qui produit directement pour le marché américain, est gravement menacé. Et à travers lui, les 15 000 personnes qui en vivent dans la région, plus ou moins directement.

Cher. Jamais le site, implanté en 1973 et composé de deux usines, n'avait connu un plan aussi lourd. La plus petite des usines, qui fabrique des boîtes manuelles pour les modèles européens du constructeur (Fiesta, Focus, Ka...), tient toujours la route. Mais c'est la principale, pour laquelle travaillent 2 400 salariés, qui bat de l'aile. Selon les prévisions, elle devait produire 600 000 boîtes automatiques en 2005 pour le marché américain, son unique débouché. Elle n'en produira que 440 000. La Mustang est toujours appréciée aux Etats-Unis. Mais le pick-up Ranger et surtout le 4x4 Explorer (- 45 % entre janvier et octobre) sont en pleine crise, victimes, entre autres, de la hauss

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