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Petits-déjeuners à la rame

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Publié le 24/10/2005 à 4h13

Maria, 27 ans, est hôtesse sur les Thalys Paris-Bruxelles.

«Sur Thalys, le service, c'est un peu comme dans un avion. Dans la rame Paris-Bruxelles, le matin, il y a une personne dans chacune des trois voitures de première classe, pour servir les petits-déjeuners, plus une qui reste au bar pour les autres passagers. Ça fait plus de personnel que sur les TGV français, mais on reste une petite équipe. On s'entend plutôt bien. Des hôtesses sont venues parce qu'elles ont suivi une formation dans le tourisme, d'autres ont travaillé sur des lignes différentes, certaines connaissent plusieurs langues, ce qui est indispensable sur les trains Thalys, où l'on parle français, flamand, anglais, allemand... Moi, j'ai commencé il y a un an. Je suis suédoise, j'avais un copain français en Suède, je l'ai suivi il y a trois ans à Paris, et j'ai trouvé cet emploi. J'aime bien l'ambiance, on rencontre des gens de tous les pays et de milieux socioculturels complètement différents.

«Je travaille à mi-temps, et seulement sur Paris-Bruxelles. Je ne fais que les matinées, alors je dois arriver à 5 h 40. Le premier train est qu'à 6 h 25 mais on vient plus tôt, le temps de mettre l'uniforme, de boire un café en discutant avec les collègues... et surtout de choisir l'équipe avec laquelle on va travailler. Si on arrive un peu en retard, c'est le boss qui nous affecte au planning, pas forcément avec qui on veut. On a ensuite vingt minutes pour préparer le chariot du petit-déjeuner. On le sert à la place. C

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