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Libération

A Marseille, cinquante bus privés entravent la grève des traminots

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A la demande de la Communauté urbaine, des transporteurs stéphanois assurent gratuitement la desserte de six lignes.

Publié le 25/10/2005 à 4h13

Marseille correspondance

Après trois semaines de disette, les Marseillais sans voiture ont retrouvé hier un semblant de mobilité. Dès 7 heures du matin, une cinquantaine d'autocars de tourisme, loués pour la plupart à des transporteurs privés de la région stéphanoise, ont été mis gratuitement à disposition des usagers sur six lignes reliant l'hypercentre aux principaux quartiers périphériques. Un ersatz de service minimum imaginé par la Communauté urbaine de Marseille (CUM) pour contrer les effets du mouvement des traminots de la RTM (Régie autonome des transports de Marseille). En grève depuis le 3 octobre, ils s'opposent à la délégation de service public envisagée par la CUM pour gérer le futur tramway du centre-ville.

Accusé de jouer les briseurs de grève, Jacques Rocca-Serra, adjoint UMP aux Transports publics de la CUM, assure qu'il a été «contraint de mettre en place ce service de substitution, non pas pour faire entrave à la grève, mais pour essayer d'aider les personnes les plus fragiles, étudiants, personnes âgées et travailleurs, qui ne peuvent plus vivre normalement depuis trois semaines.» Selon lui, il s'agit de toute façon d'un pis-aller, car «cinquante autocars ne rendront pas le même service que 600 bus».

Mais la communauté urbaine de Marseille n'exclut pas de faire venir d'autres véhicules dans les prochains jours, «si le besoin s'en fait sentir.» Avec à la clé une facture plutôt salée pour les Marseillais. Outre les 400 000 euros par jour de perte d'exploitatio

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