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Publié le 25/10/2005 à 4h13

Cette fois, c'est parti pour de bon. Plus rien ne devrait arrêter la machine qui doit conduire l'ex-monopole public EDF à voir son action cotée à la Bourse de Paris, au plus tard le 21 novembre. Hier, Matignon s'est scrupuleusement tenu à son dispositif de communication, élaboré dimanche soir dans la précipitation. Comme convenu, le Premier ministre s'est donné le meilleur rôle. A 11 heures, depuis les salons de Matignon et en présence de Thierry Breton, ministre de l'Economie, François Loos, ministre délégué à l'Industrie, et Pierre Gadonneix, patron d'EDF, il signait le contrat de service public ainsi qu'un plan d'investissement de 40 milliards d'euros étalés sur cinq ans. Mais pas un mot sur les modalités de l'introduction en Bourse de 15 % du capital.

C'est une heure plus tard, cette fois depuis les salons de Bercy, qu'on retrouve les mêmes, mais sans Villepin, pour une nouvelle conférence de presse, consacrée au calendrier et aux détails de cette augmentation de capital de 7 milliards d'euros (soit exactement le milieu de la fourchette annoncée par Breton, il y a déjà un mois).

Cette mise en scène en deux actes était censée avoir une double vertu. D'abord pédagogique. Le gouvernement voulait vendre l'idée que l'ouverture du capital se justifiait par un important programme d'investissement d'EDF, «30 % supérieur à la moyenne des cinq dernières années», selon l'entreprise. Et certainement pas pour de vulgaires questions de disettes budgétaires de l'Etat. «Il n'est évidemmen

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