Strasbourg, de notre correspondant.
On se presse autour des panneaux d'offres d'emploi, on fait la queue à l'accueil, une heure d'attente pour un rendez-vous avec un conseiller : affluence ordinaire pour un lundi dans une agence ANPE de l'agglomération strasbourgeoise. «Fin août, 23 447 demandeurs d'emploi de catégorie 1, c'est-à-dire cherchant un temps plein à durée indéterminée, étaient inscrits dans le bassin de Strasbourg», énonce le directeur ; 17 746 perçoivent une indemnité, soit de l'Assedic, soit de l'Etat (hors RMI).
«Déjà pris». A l'échelle nationale, plus de 2 millions de demandeurs d'emploi bénéficient de l'assurance chômage. L'Unedic verse des indemnités à près de 500 000 autres au titre du régime de solidarité Etat : allocation de solidarité spécifique (ASS) pour les chômeurs dont les droits sont épuisés, allocation d'insertion (AI) pour certaines personnes (ex-détenus par exemple) ayant une durée d'affiliation à l'assurance chômage insuffisante, allocation équivalent retraite (AER) pour les chômeurs totalisant au moins 160 trimestres de cotisations à l'assurance vieillesse. D'autres encore perçoivent le RMI. D'autres enfin n'ont rien, parce qu'ils ont moins de 25 ans. Et ça, explique Fahti (1), «c'est trop dur». Lui a arrêté l'école à 16 ans, il en a désormais 21, et son seul job a été «une mission de 4 heures pour décharger un camion». Il cherche du travail dans la restauration, vient tous les jours à l'ANPE et montre une liasse de 13 offres d'emploi consultée




