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Libération

Du poste à poste dans la banque

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Publié le 14/11/2005 à 4h34, mis à jour le 14/11/2005 à 4h34

Natacha (1), 31 ans, travaille dans la filiale de gestion d'actifs d'une grande banque, à Paris. Elle ne compte plus le nombre de fonctions qu'elle a occupées en sept ans de carrière.

«Lorsque j'ai été recrutée, il y a sept ans, par le bureau parisien d'une banque britannique, j'étais tout juste diplômée, après cinq ans de fac. A l'époque, je me suis dit : "ça y est, j'ai mis un pied dans le monde de la finance !" En fait, j'avais un poste de back-office : j'ai passé huit mois à faire du traitement administratif de dossiers. Plutôt bas de gamme. Parmi les étudiants de ma promo, plusieurs avaient débuté comme traders, c'était autrement plus prestigieux et attirant pour un jeune diplômé. J'ai pu tenter l'expérience : j'ai été nommée trader junior. Ça a duré trois mois, ça n'a pas été concluant. La salle des marchés, c'est un peu le cirque. Et puis, je paniquais, je mettais dix minutes à réagir pour une vente, pendant ce temps le cours plongeait... bref, c'était vraiment pas pour moi. Mais j'ai pu dire à mes copines que je bossais dans la folie des marchés financiers !

«Je suis revenue à des fonctions plus tranquilles, je faisais de l'analyse de risque. Mais notre petite structure a fusionné avec une grosse banque française. Notre équipe d'une centaine de personnes, plutôt jeune et mixte, s'est retrouvée noyée dans un établissement à l'ancienne. Ambiance tentures poussiéreuses, sous-mains à clous dorés, et cooptation. Un taux impressionnant de "fils de", "neveu de"... avec les pr

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