Berlin de notre correspondante
Augmentation de la TVA, retraite repoussée à 67 ans, assouplissement de la clause de licenciement... les couleuvres sont dures à avaler pour les syndicats allemands. «Cela aurait pu être pire», reconnaît Michael Sommer, le président du DGB (la confédération qui regroupe les grands syndicats comme IG Metall ou Ver.di), qui s'est exprimé hier pour la première fois publiquement sur le programme de la grande coalition CDU-SPD.
Les conservateurs voulaient démanteler les conventions collectives, baisser la tranche d'impôts la plus élevée, instaurer un forfait maladie jugé antisolidaire, supprimer l'abattement fiscal sur les primes de nuit... «Ils n'y sont pas parvenus», s'est félicité Michael Sommer. Le SPD a imposé un impôt pour les riches et lancé un programme conjoncturel de 25 milliards d'euros, sur lequel les syndicats restent «sceptiques». Interrogé sur Deutschland Radio, Jürgen Peters, le patron du grand syndicat de la métallurgie, IG Metall, a dénoncé hier la «timidité» du plan qui sera étalé sur quatre ans, et dont la moitié seulement sera investie dans la recherche, soit 2,5 milliards par an... Autant dire une bulle de savon.
Furieux. Evidemment, les plus grosses réserves des syndicats portent sur les projets imposés par les chrétiens-démocrates. Avec en tête : l'augmentation «drastique» de 3 % de la TVA, prévue pour 2007. «Accabler les petits et moyens salaires au moment où la demande intérieure est faible, on ne pouvait pas faire plus faux»,




