Menu
Libération

L'effet invisible du contrat nouvelles embauches

Réservé aux abonnés

L'emploi n'a crû que de 0,1 % au troisième trimestre.

Publié le 17/11/2005 à 4h35

Et si finalement le CNE (contrat nouvelles embauches) n'était pas l'arme antichômage annoncée par le gouvernement. C'est la conclusion, en creux, d'une étude de la Dares (1) publiée hier et qui se penche sur l'emploi salarié en France au troisième trimestre. Ainsi, l'emploi du secteur concurrentiel affiche une légère hausse de 0,1 %. Soit loin, très loin de la reprise attendue par les économistes et le gouvernement, qui compte sur le CNE pour doper les créations d'emplois et assurer une baisse durable du chômage.

Le gouvernement a annoncé avoir collecté, via l'Urssaf, environ 100 000 intentions d'embauches en CNE (Libération d'hier) entre août et septembre. Or, entre juillet et septembre, seules 8 500 créations d'emplois ont été comptabilisées par le ministère de l'Emploi. A tel point que la décrue du chômage, depuis six mois, doit sans doute être mise au crédit de la relance des contrats aidés (contrats d'avenir ou contrats d'accompagnement dans l'emploi) plus qu'à une reprise des créations d'emplois.

Difficile sans créations d'emplois de lutter durablement contre le chômage. Sur un an, elles sont en hausse de 0,3 %. L'hémorragie de l'emploi industriel se poursuit, avec une baisse de 0,6 % sur le trimestre et de 2,4 % sur un an. Le secteur tertiaire reste le moteur (+0,2% sur trois mois, +1% sur un an). Pourtant, les économistes s'attendaient à une reprise. En octobre, dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee estimait que «2005 marquerait l'amorçage d'une reprise de l'em

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique