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«Bizarrement, j'ai été cambriolé»

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Publié le 19/12/2005 à 5h02

Conseil de prud'hommes, Paris

Il fait claquer les fermetures de son attaché-case, bien fort. Avec son costard-cravate, ça lui donne une certaine classe. A droite, Sylviane, callipyge, arrive, avec un pull vert fluo. «C'est du Zola que je vais vous raconter, monsieur le président», lance le conseil de la dame. Sylviane a été embauchée comme couturière de robes de mariée en mars 2003, en CDI, dans une société parisienne. Elle attaque l'homme au costume pour travail dissimulé. Le patron dément. Sylviane a travaillé sur deux contrats, CDI puis CDD. Entre-temps, «elle s'est barrée en Afrique», explique le patron. «J'ai pris des vacances», se défend la salariée. Jusqu'à mai 2003, Sylviane a donc travaillé normalement. Le fait que l'Urssaf ne la connaisse pas : «Une erreur du service», balaie le patron. Début juin, elle s'envole pour Cotonou au Bénin, «elle me remet sa lettre de démission et laisse tout en plan». Le président s'inquiète de savoir si cette lettre est dans le dossier. «Bizarrement, mon bureau a été cambriolé, le dossier de madame ainsi que sa lettre de démission m'ont été volés, il y a d'ailleurs une enquête de la police menée à ce sujet.» Entre ce départ en Afrique et fin 2004, l'employeur n'a plus de nouvelles de Sylviane, il dit avoir remis le salaire de mai à une de ses cousines. «Le mari de madame était là», le patron s'emporte, il pointe du doigt un baraqué. «Il faut savoir que dans cette affaire j'ai vécu le cauchemar, actuellement, j'appelle toutes les compagn

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