Dans la bataille «Eramet versus Falconbridge» pour la prise de contrôle de la mine de nickel calédonienne de Koniambo, le groupe canadien vient de marquer un point déterminant. Vendredi en effet, les dirigeants de Falconbridge ont pris l'«engagement formel et irrévocable» de réaliser une usine de 60 000 tonnes annuelles de nickel. Une promesse que les indépendantistes de la Société minière du Sud Pacifique (SMSP) se sont empressés d'acter en conseil d'administration. Depuis 1998, cette dernière détient en partenariat avec Falconbridge la mine de Koniambo, anciennement propriété d'Eramet . Mais les accords de Bercy de l'époque avaient fixé comme condition à un transfert définitif des titres de propriété du site la construction d'une usine avant fin 2005 (Libération du 28 novembre). Or le canadien se faisait désirer, refusant d'annoncer une telle décision d'investissement. L'engagement du canadien a été salué, vendredi, par François Baroin, ministre de l'Outre-Mer, et surtout par le ministère de l'Economie. «C'est une étape importante qui va dans le bon sens», a fait savoir Bercy, qui rêve de boucler ce dossier empoisonnant.
Une étape importante peut-être, mais pas la dernière. Car Eramet se bat jour après jour pour tenter de remettre la main sur sa mine et accuse Falconbridge de prendre de faux engagements. Son patron, a encore répété jeudi qu'il était «prêt» à se substituer à son concurrent canadien, lui aussi pour y construire une usine, un projet vieux de plus de sept ans e




