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Libération

Un canadien dans la mine de nickel, mais lequel ?

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ParHervé NATHAN
Marie LANGLOIS
Publié le 29/12/2005 à 5h09

à Québec

C'est une petite montagne dans le nord de la Nouvelle-Calédonie. On l'appelle «le Koniambo». Ce site est un des plus convoités au monde, puisqu'il est un des plus riches en minerai de nickel de l'île qui, elle-même, renferme 30 % des réserves de la planète. Le 1er janvier, le massif sera la propriété d'une société détenue à 51 % par la province Nord, au travers de la Société minière du Sud Pacifique (SMSP), et du groupe canadien Falconbridge, numéro 4 mondial du nickel. Plus rien ne s'y oppose, puisque le tribunal de grande instance de Paris a rejeté, hier, la demande du groupe français Eramet, jusque-là propriétaire du site, de geler les titres de propriété de Koniambo (Libération du 27 décembre).

Sur la mine de nickel, une usine de transformation de 60 000 tonnes par an devrait voir le jour. Et avec elle 2 000 emplois directs et indirects, une zone d'activité qui permettra de faire baisser le taux de chômage de la province de 30 % à 17 %. C'est le résultat d'un processus engagé en 1998, et la concrétisation d'un engagement de l'Etat, appuyé par la parole de Jacques Chirac pour un «rééquilibrage économique» au profit de la province Nord, administrée par le leader indépendantiste FLNKS, Paul Néaoutyine.

Inco refuse de s'engager

Mais qui sera le réel exploitant de cette mine et surtout de l'usine de transformation de nickel qui doit être construite sur le site ? Falconbridge ou un autre canadien, encore plus gros, le numéro 2 mondial Inco ? Car Inco a lancé une OPA amica

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