Stockholm correspondance
Après plusieurs ultimatums, le gouvernement norvégien a décidé de mettre ses menaces à exécution. Depuis hier, seules les entreprises disposant d'un conseil d'administration (CA) composé d'au moins 40 % de femmes pourront s'inscrire au registre des sociétés anonymes. Les 504 compagnies qui y sont déjà listées auront deux ans pour se mettre en règle, avant d'être passibles de sanctions qui pourront aller jusqu'au démantèlement de l'entreprise. «Nous espérons ne pas en arriver là, car ce serait embarrassant pour les patrons qui refuseraient d'utiliser les compétences à leur disposition», précise Arni Hole, directrice générale au ministère de la Famille, à Oslo. Environ 600 administratrices devront être recrutées.
En décembre 2003, la Norvège a été le premier pays au monde à adopter une telle législation. Le texte, proposé par le gouvernement libéral de l'époque, a été voté par une large majorité des députés. Mais si les compagnies publiques ont été soumises à la loi dès le 1er janvier 2004, son application a été retardée pour le privé. «Puisque les patrons promettaient depuis dix ans au moins de diversifier leurs conseils d'administration, nous leur avons donné deux ans», explique Laila Dåløy. Ministre démocrate-chrétienne de la Famille jusqu'en octobre 2005, elle est à l'origine du projet de loi concocté avec son collègue conservateur de l'Industrie, Ansgar Gabrielsen.
Quotas. Deux ans plus tard, «la menace a porté ses fruits», observe la sociologue Mari




