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Libération

Dagris, c'est toujours ça de privatisé

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L'Etat va vendre ses parts dans cette société de développement du coton en Afrique.

Publié le 24/01/2006 à 20h08

Poussière d'empire à céder, bon état général, faire offre au ministère des Finances. Après la privatisation contestée des autoroutes, Thierry Breton cherche discrètement à faire rentrer encore un peu de sous dans ses caisses tout en se débarrassant de secteurs «non stratégiques». C'est pourquoi il a annoncé hier dans un communiqué la mise en vente du holding public Dagris, spécialiste méconnu du développement de l'industrie cotonnière en Afrique, dont il contrôle 64,7 % du capital. Le solde est détenu en partie par des banques, notamment le Crédit lyonnais, BNP Paribas et la Société générale. Dagris réalise un chiffre d'affaires de 422 millions d'euros et un modeste bénéfice net de 4,2 millions d'euros, à en croire son site Internet.

Pas de quoi grimper aux rideaux. Mais le holding aura tout de même droit à une «privatisation de gré à gré» et devra recevoir l'avis favorable de la très sérieuse Commission des participations et des transferts de Bercy avant d'être vendu. Histoire d'éviter que ses repreneurs potentiels soient de purs financiers qui oublieraient trop vite la tradition de service public de cette maison qui donne du travail à «deux millions d'Africains» à travers dix filiales. «Les repreneurs devront souscrire aux valeurs de l'entreprise», expliquait Gilles Peltier, son PDG, dans une interview au journal Jeune Afrique publiée en juillet 2005. Soucieux de se diversifier, Dagris a également pris une participation récente pour développer du biodiesel à la graine de co

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