New York de notre correspondant
Les deux premiers constructeurs américains n'ont pas seulement en commun la chute de leurs ventes, mais aussi celle de leurs effectifs. En octobre, General Motors (GM) avait annoncé la suppression de 30 000 postes et la fermeture de douze usines en Amérique du Nord dans les trois prochaines années. Ford n'a pas fait preuve de beaucoup d'imagination hier : il a annoncé la suppression de 25 000 à 30 000 emplois d'ici à 2012 et la fermeture de quatorze sites de production. Soit 20 à 25 % de l'effectif en Amérique du Nord et un quart de la capacité de production de l'entreprise (1,2 million de véhicules en moins en 2008) qui s'évaporent.
Cette annonce souligne la fonte des constructeurs américains au profit de leurs concurrents asiatiques (lire ci-contre). La part de marché de Ford s'élevait à 25,7 % en 1995 sur le marché américain. Dix ans plus tard, elle ne représente plus que 18,4 %. En 2003, Toyota lui a volé sa place de deuxième constructeur mondial.
Pression. La glissade continue donc, la chute des ventes entraînant celle de la capacité de production. Global Insight, un cabinet d'études américain, estime que la part de marché de Ford se limitera à 15 % en 2012 et celle de GM à 22 % (contre 26,3 % aujourd'hui). «Nous nous attendons à ce que les américains continuent de décliner, estime Rebecca Lindland, analyste à Global Insight. Toyota met une pression énorme sur le marché, avec d'autres constructeurs asiatiques comme Honda ou Nissan.»
Ford, com




