Ecully (Rhône) envoyé spécial
Ça ne tourne vraiment plus rond du tout dans le petit électroménager français. Seb, repreneur d'une partie des actifs de Moulinex en 2002 et dernier survivant de la spécialité, a confirmé hier la suppression de 890 emplois dans ses sites tricolores à l'occasion d'un comité de groupe extraordinaire qui se tenait à Ecully (Rhône), à deux jets de friteuses du siège social du groupe. Soit plus d'un salarié sur huit, ce qui en ferait l'un des plus gros plans sociaux de ces dernières années. La direction affirme que tout cela se fera «sans licenciements secs et avec des reclassements».
Trappe. Enfermées dans une salle, l'intersyndicale et la direction se sont écharpées hier matin pendant trois bonnes heures, mais le verdict n'a que peu varié : la priorité n'est plus la France dans la stratégie de la maison Seb, détenue par la famille Lescure. Comme prévu, Thierry de la Tour d'Artaise, le PDG, a confirmé aux syndicats que trois sites seraient purement et simplement fermés d'ici deux à trois ans : Le Syndicat (Vosges), ses fours, ses grille-pain et ses 439 salariés passent à la trappe ; même punition pour l'usine de Dampierre (Jura) qui devrait voir s'arrêter sa production de bouilloires et dégager ses 171 employés. Quant à l'usine de Fresnay (Sarthe), elle aussi promise à la fermeture, ses activités de cafetières et ses 214 salariés sont priés de se «rapprocher» de leurs petits camarades de la ville de Mayenne pour constituer un «pôle d'excellence» dans




