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Blair veut mettre les malades et les handicapés au travail

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Sa méthode: diminuer les aides à ces 2,63 millions de Britanniques.

Publié le 26/01/2006 à 20h09

Londres de notre correspondante

C'est le chiffre qui est rarement mis en avant lorsqu'il s'agit d'examiner le marché de l'emploi britannique. Et qui n'est pas pris en compte dans les statistiques internationales du chômage. 2,63 millions de Britanniques sont considérés comme malades ou handicapés (Incapacity Benefit), soit 7,4 % de la population active. Le gouvernement de Tony Blair a décidé de réformer ce système en employant les recettes propres au New Labour : un peu de carotte et beaucoup de bâton. L'ambition est de remettre un million de personnes au travail dans les dix ans à venir. La réforme entrerait en application à partir de 2008.

Rebaptiser. Comme souvent lorsqu'il s'agit de transformer les prestations sociales, le premier réflexe est de rebaptiser. L'IB deviendrait ainsi l'ESA, allocation d'emploi et de soutien. La présentation de ce plan a des allures généreuses : il s'agit de donner à ceux qui en ont besoin «l'aide leur permettant de libérer leurs talents et de revenir au travail», selon Tony Blair. Ceux qui accepteront de rentrer dans un programme de soutien et d'entretiens verront leur allocation maintenue. Mais ceux qui se déroberaient pourraient perdre 20 livres (29 euros) par semaine.

Actuellement, l'IB présente plusieurs avantages. Dans les premiers mois, son montant est de 57 livres (83 euros) par semaine, soit l'équivalent de ce qui est versé à un demandeur d'emploi. Mais au bout d'un an, cette somme est portée à 76 livres (100 euros). Dès son arrivée au

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