Faut-il en revenir au vieux slogan «Achetez français !» ? La confirmation, hier par l'Insee, du médiocre chiffre de la croissance française au quatrième trimestre 2005 a révélé au passage le penchant des consommateurs pour les produits étrangers. Car si le produit intérieur brut (PIB) a grimpé d'un petit 0,2 % (1,4 % sur l'année), ce n'est pas la faute aux dépenses des ménages : la consommation a encore grimpé de 0,7 %, comme au trimestre précédent. Mais une bonne partie du porte-monnaie des Français termine dans les poches des firmes à l'étranger, ce dont témoigne la hausse de 2,4 % des importations. Ce qui ne fait pas l'affaire de l'économie française. «Depuis plusieurs années, on observe une montée en puissance des produits bon marché, or les prix bas s'obtiennent sur les produits importés», explique Dominique Barbet, économiste à BNP Paribas, qui cite comme symptômes du goût hexagonal pour le pas cher «la montée des parts de marché des hard discounters» ou encore «le succès des produits dont les prix baissent».
Le succès du textile chinois ou de l'électronique à prix cassé ne se verrait pas dans les chiffres de la croissance si les exportations des firmes françaises s'envolaient au même rythme que les importations. Mais c'est loin d'être le cas : le déficit commercial du pays se creuse et le quatrième trimestre 2005 a confirmé cette tendance, avec des exportations en hausse de seulement 0,9 %, contre 3,2 % au trimestre précédent. L'Insee signale que la «contribution du so




