Dakar correspondance
Plus de 2000 navires de commerce passent chaque année par le port de Dakar situé à l'intersection des routes maritimes desservant la côte ouest-africaine et des lignes reliant l'Europe au continent américain. La convention de l'OIT va-t-elle contribuer à améliorer le sort des marins sénégalais ? Maguette Diagne, secrétaire général du Syndicat national de la marine marchande, est sceptique. Et Doudou Fall Niang, secrétaire général du Syndicat national de la marine de pêche, regrette que cette convention ignore les marins pêcheurs.
Quelles sont, pour les Sénégalais, les conditions de travail dans la marine marchande ?
Maguette Diagne. Ici, au Sénégal, tous les marins ont des conditions de travail et de rémunération misérables. La plupart sont embarqués à bord de la marine offshore et des remorqueurs. En Afrique, la flotte de commerce est quasi inexistante. Ceux qui font le cabotage, c'est-à-dire la navigation nationale ou interafricaine, sont des gens qui ramassent de vieux rafiots exploités au péril de la vie des marins. Les armateurs, peu importe leur nationalité, sont véreux. Les Sénégalais qui travaillent dans ce secteur, à Dubaï, en Angola depuis trente ans vivent dans la misère. On va intenter prochainement un procès à deux grosses compagnies offshore.
C'est le seul moyen d'obtenir des améliorations ?
Les employeurs font planer la menace du licenciement pour faire accepter de mauvaises conditions. Avant, on pouvait réunir les marins et les motiver à entam




