A Washington
Aux Etats-Unis, le pataquès des passeports biométriques fait fulminer plus d'un expatrié français. A cause de ce conflit, nombre d'entre eux ont été privés de la visite de parents ou d'amis.
Après le 11 septembre 2001, la France, comme vingt-six autres pays, avait accepté d'imprimer les passeports biométriques exigés par les Américains. La date limite a été fixée au 26 octobre 2005. La France n'a pas réussi à tenir le délai. Résultat, aujourd'hui, seules les personnes ayant reçu avant cette date un passeport à lecture optique peuvent continuer à voyager sans visa.
Les autres ont le choix entre attendre les nouveaux passeports biométriques et demander un visa. Et là, il faut s'armer de patience. Car le nombre de requêtes adressées au consulat américain à Paris a explosé. Et la queue s'allonge chaque jour... Vendredi, il était impossible d'obtenir un rendez-vous au consulat, rue Saint-Florentin, pour un visa avant le 19 juin ! «Ma soeur, qui vit en province, a renoncé à nous rendre visite : pour avoir un visa, elle aurait dû faire un aller-retour en train à Paris, et donc s'offrir une nuit d'hôtel, puis payer 85 euros de frais pour le visa. Cela ne valait pas le coup», raconte Isabel, une habitante de Washington. Le coup de fil préalable qu'il faut passer au consulat est également facturé 14,5 euros. «Les vingt-six autres pays ont respecté la date limite. Un seul ne l'a pas fait : la France», rouspète Denis Chazelle sur son blog Superfrenchie.com, très populaire chez




