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Libération
Critique

Le blues du cadre sup'

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Publié le 06/03/2006 à 20h32

J'aime ma boîte, elle non plus. Rien qu'au titre, on aurait envie de fuir. Et pourtant... ce livre, encore une fois, s'adresse bien au cadre, jeune ou expérimenté, en manque de reconnaissance, un peu perdu dans son entreprise. Mais il a le mérite de lui prouver que son comportement est plus courant qu'il le pense.

Déprime. Patrick Levy-Waitz et Yves Messarovitch y analysent les raisons du désarroi des cadres sup'. Ils essaient également d'indiquer des pistes pour sortir du tunnel en s'appuyant sur des témoignages de salariés en pleine situation de déprime. Autant d'éléments de reconnaissance pour la tribu des employés surmenés: l'histoire de celui qui a été licencié pendant les vacances et qui, de retour, s'aperçoit que son remplaçant a déjà annexé son bureau. Ou de celui à qui l'on a promis une promotion, et qui l'attend toujours. «Le monde du travail est devenu, toutes catégories confondues, celui de l'incertitude», écrivent les auteurs ; et d'ajouter : «Le monde de l'entreprise, en plus d'être impatient, est devenu imprévisible et violent.»

Ce sont d'abord les modes de management, ou de non-management, qui en prennent pour leur compte. Ainsi, pour justifier le caractère «zappeur» des nouveaux salariés, le livre n'hésite pas à rejeter la faute sur les boîtes : «Bon nombre d'entreprises n'ont pas voulu, n'ont pas pu ou n'ont pas su indéfiniment mériter cette fidélité.»

Somme de rendez-vous manqués, également, comme celui de la réduction du temps de travail, de l'intégration de

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