Les poulets ne lâchent décidément pas la FNSEA, principal syndicat agricole français. Hier dans la journée, son siège de la rue de la Baume, à Paris, a été perquisitionné par des policiers de la Brigade financière dans le cadre d’une enquête préliminaire du parquet de Paris. L’enquête judiciaire ouverte en janvier 2002 porte sur un système présumé opaque de versements de fonds publics de l’Association nationale pour le développement agricole (Anda) aux syndicats agricoles. L’Anda aurait versé des fonds à la FNSEA et à plusieurs autres syndicats agricoles dans des conditions jugées contraires à la réglementation en vigueur par un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) de décembre 1999. De fait, la Confédération paysanne, deuxième syndicat agricole, a également reçu la visite des policiers de la Brigade financière mardi soir à son modeste siège de Bagnolet (Seine-Saint-Denis).
L'enquête du parquet de Paris avait été diligentée à la suite de la découverte de documents lors d'une perquisition au ministère de l'Agriculture dans le cadre d'une information judiciaire du juge Henri Pons qui concerne des détournements de fonds présumés au profit de la FNSEA. Dans ce dossier, Luc Guyau, ancien patron de la FNSEA, et trois autres responsables ont été mis en examen pour abus de biens sociaux. Selon les premiers éléments de l'enquête, rendus publics il y a deux ans, le premier syndicat agricole tricolore profitait tranquillement des largesses de l'Anda, gérée par elle-même, p




