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Libération

A Rennes, CF Gomma se serre la ceinture

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L'usine, cédée par Citroën en 2000 à un groupe italien, supprime 328 postes.

Publié le 13/03/2006 à 20h36

Rennes de notre correspondant

Le 21 janvier, 3 000 personnes, dont une flopée d'élus de tous bords ont défilé à Rennes pour défendre l'usine CF Gomma de la Barre-Thomas, fabricant de pièces en caoutchouc pour l'industrie automobile. Une première pour ce site qui n'a pas connu une minute de débrayage en plus de cinquante ans d'histoire. Mais depuis que Citroën l'a cédé aux Italiens de CF Gomma, en 2000, sa situation s'est progressivement dégradée.

«Intéressés». Le 1er décembre, l'usine, deuxième employeur privé de la région rennaise après PSA Peugeot-Citroën, a été placée en redressement judiciaire, victime notamment des difficultés du secteur automobile. Le sort de ses 1 990 salariés est désormais suspendu à l'arrivée d'un repreneur. «Il y a des gens intéressés, se réjouit Dominique Martin, secrétaire FO. Mais notre crainte est la dislocation de l'usine.»

En effet, ce site CF Gomma, qui s'étend sur plusieurs hectares près du stade de football de la route de Lorient, a une particularité: il produit quatre types différents de pièces en caoutchouc et utilise autant de techniques susceptibles d'être retenues ou non par un repreneur. Les syndicats craignent une possible reprise par le groupe italien Pugliese, qui doit prendre le contrôle de son homologue transalpin CF Gomma. Car cela signifierait la simple continuité d'une politique qui s'est révélée désastreuse pour l'usine de la Barre-Thomas.

«Nos fortes marges ont servi à combler les trous de notre maison mère italienne, explique

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