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Bruxelles impose sa taxe antichaussures asiatiques

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Malgré la division des Etats membres, des mesures antiduming frapperont la Chine et le Vietnam.

Publié le 24/03/2006 à 20h43

Bruxelles (UE) correspondance

La Commission européenne a finalement eu le dernier mot. Après un échange de vues avec les Vingt-Cinq, le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, a fait passer en force son projet. Le 7 avril, l'UE imposera des taxes équivalentes à 19,4 % du prix à l'importation sur les chaussures en cuir chinoises et de 16,8 % sur les chaussures en cuir vietnamiennes, et cela de façon progressive et pour six mois. Les taxes ne concerneront en fait que 9 % des 2,5 milliards de paires de chaussures vendues chaque année dans l'Union. Mais le road-movie des chaussures a creusé de profondes divisions chez les Vingt-Cinq...

Enquête. Tout débute en 2004, quand, alertés par certaines pratiques concurrentielles jugées déloyales, les producteurs de chaussures ­ italiens, espagnols et portugais en tête, et, dans une moindre mesure, français ­ tirent la sonnette d'alarme. Après neuf mois d'enquête, les autorités européennes identifient les «preuves irréfutables» que les deux pays asiatiques exportent leurs produits en UE à des tarifs très en deçà des coûts domestiques grâce à des allégements fiscaux, des prêts amicaux aux entreprises, des locations de terrains et de locaux à des prix inférieurs au marché...

Malgré ces preuves, les pays européens se déchirent. Aux Etats membres producteurs qui prônent une ligne dure ­ l'Italie, plus gros producteur européen de chaussures, réclame des taxes à 50 % du prix ­ s'opposent les pays non producteurs, Pays-Bas, Irlande, Gran

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