Menu
Libération

Un quai neuf pour rester à flot

Réservé aux abonnés

Avec Port 2000, inauguré aujourd'hui, Le Havre espère concurrencer de nouveau les ports du Nord.

ParNatalie Castetz
Le Havre de notre correspondante.
Publié le 30/03/2006 à 20h46, mis à jour le 30/03/2006 à 20h46

Le Tosca. Un nom d'opéra et 9 000 boîtes empilées sur le pont. Le porte-conteneurs géant flambant neuf de CMA-CGM, la troisième compagnie mondiale de transport maritime en conteneurs, affrété sur une ligne Asie-Europe, est le premier à faire escale à Port 2000, inauguré aujourd'hui. Tout un symbole. Celui du gigantisme de la dernière génération de navires que le port entend désormais accueillir avec ses nouvelles installations, implantées le long d'un quai de plus de 4 km, construit sur l'estuaire de la Seine.

Tosca symbolise aussi l'explosion du trafic maritime des conteneurs et le boom du marché asiatique que se disputent âprement les ports d'Europe du Nord tels qu'Anvers, Rotterdam, Hambourg, Zeebrugge. Avec près d'un milliard d'euros de financement public, le port du Havre ambitionne de rester dans la course mondiale au conteneur. L'enjeu est d'importance : 75 % des marchandises diverses transportées, de l'ours en peluche à l'ordinateur via les cigarettes, le sont par porte-conteneurs.

«Sans croissance, nous disparaissons», lâche Jean-Marc Lacave, directeur du port autonome du Havre. Or, malgré sa situation géographique privilégiée de premier port du Nord touché par les navires océaniques et son accessibilité permanente, Le Havre n'a cessé de perdre des parts de marché sur le conteneur. Deux millions de boîtes sont manutentionnés en 2005 contre 6,6 millions à Anvers. Or, il y a vingt-cinq ans, avec chacun plus de 500 000 conteneurs par an, les deux ports étaient quasi à ég

Dans la même rubrique