Rien ne sera plus comme avant à la SNCF. L'entreprise publique se souviendra de ce 1er avril 2006, qui a ouvert le marché domestique du fret ferroviaire à la concurrence. A vue de nez, rien de bouleversifiant : à ce jour, la SNCF occupe toujours la quasi-totalité du transport de marchandises, qui lui a d'ailleurs fait perdre 220 millions d'euros en 2005.
Intrigué. Mais la concurrence ne restera pas théorique. Veolia Transport (ex-Connex), premier challenger de la SNCF sur le réseau fret (1), intrigue l'entreprise publique. Et si l'opérateur privé faisait mieux que son rival public ? Et si le fret façon Veolia faisait voler en éclats le modèle SNCF ? Depuis un an déjà, Veolia fait rouler trois trains de marchandises sur les lignes internationales pour deux clients étrangers. Et dès juillet, elle compte lancer des dessertes intérieures pour de nouveaux clients. «En cours de négociation, ces contrats sont confidentiels, précise Antoine Hurel, directeur général adjoint de Veolia Transport. La montée en puissance de notre activité dépend du rythme de livraison des locomotives commandées à Alstom.» Cinq locos électriques qui s'ajouteront aux trois diesels. Et si les contrats pleuvent, l'opérateur n'hésitera pas à lever l'option sur douze autres électriques.
Parallèlement, Veolia a entrepris de former de nouveaux conducteurs que le groupe a voulus polyvalents (conduite et maintenance). Une première fournée de 25 agents sera bientôt opérationnelle, et Veolia a prévu de former entre 12




