Christophe, 25 ans, voulait travailler dans la publicité. Il y est parvenu au tarif Assedic.
«J'ai terminé mes études de concepteur-rédacteur de publicité l'été dernier. J'ai d'abord fait un boulot alimentaire avant de trouver un emploi dans mon domaine. Enfin, d'emploi, il n'en a pas vraiment été question. En janvier, une agence de publicité m'a appelé à la suite de ma candidature spontanée. Mon profil, mon esprit les intéressaient. Ils m'ont proposé un contrat en partenariat avec l'ANPE. C'était simple, je continuais à percevoir mes indemnités Assedic de 840 euros, l'entreprise se chargeait de la rallonge pour parvenir au salaire sur lequel nous nous étions entendus. Cette opération financière philanthropique ne s'arrêtait pas là, puisque l'entreprise se faisait aussi rembourser par l'ANPE. Ça ne leur coûtait donc rien de m'embaucher. La période d'essai était de quinze jours, j'ai accepté.
«J'ai commencé le lendemain, ils m'ont fait comprendre que c'était urgent. Mon contrat devait se faire dans la foulée, pas de temps à perdre avec les tracasseries administratives. Au bout de quatre jours, je commence à m'inquiéter. Réponse vague : vu la difficulté du contrat, ils renonceraient à le rédiger. "On continue et tu touches toujours tes Assedic", me répond-on. La bonne combine pour m'essayer gratuitement. Je perçois toujours 840 euros d'allocations chômage. Et eux, l'argent de l'ANPE dont je ne vois pas la couleur.
«Au terme des quinze jours, on rallonge ma période d'essai de quin




