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En mal d'adhésions, un syndicat néerlandais lance un service réservé aux internautes.

Publié le 14/04/2006 à 20h55

Amsterdam de notre correspondante

L'Internet peut-il faciliter l'émergence de syndicats low-cost comme il a facilité celle des compagnies aériennes bon marché ? De Unie, syndicat indépendant fort de 97 000 membres actifs dans le commerce, l'industrie et les services de la santé, l'a tenté en lançant une branche séparée, calibrée pour ne fonctionner que sur le web. Objectif : lutter contre la baisse des adhésions. Dans un pays où 75 % des salariés ne sont pas syndiqués, De Unie cible avec sa branche Internet ceux que les syndicats intéressent le moins : les jeunes, les femmes et les immigrés.

L'initiative est encore trop récente pour qu'on puisse en tirer des conclusions définitives. Mais les premiers pas de cet «e-syndicat» (www.internetvakbond.nl) sont prometteurs. Lancé le 1er mars, il compte déjà 1 042 adhérents. Pour l'instant, ceux-ci sont «surtout des gens qui veulent prendre en mains les choses eux-mêmes, régler leurs problèmes de manière individuelle», explique un porte-parole. De Unie redoutait de faire de l'ombre aux autres syndicats, en attirant des transfuges prêts à abandonner leurs vieilles cartes pour se mettre à l'Internet. Les adeptes de son «e-syndicat» n'étaient affiliés à aucune autre organisation auparavant.

Le succès de la formule tient à son prix et à un service personnalisé. L'inscription coûte dix euros par an, au lieu d'une moyenne de quinze euros mensuels demandés par les syndicats traditionnels. Sur le web, chaque membre peut poser à tout moment sa q

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