C'est officiel, les médicaments biotechnologiques auront leurs copies génériques, tout comme les classiques médicaments chimiques. La Commission européenne a donné mardi son feu vert à la mise sur le marché d'un clone de l'hormone de croissance Genotropin de Pfizer, fabriqué par le suisse Sandoz sous le nom d'Omnitrope. Après l'Australie, mais bien avant les Etats-Unis, l'Europe est donc le premier grand marché à s'ouvrir aux génériques biotechs, dans la foulée de l'autorisation de mise sur le marché donnée fin janvier par l'Agence européenne du médicament. Sandoz, filiale du laboratoire Novartis, prévoit d'abord une commercialisation en Allemagne et en Autriche. Et annonce d'autres copies de biotechs, inaugurant ainsi un marché très lucratif : selon le cabinet d'études DataMonitor, 20 milliards de dollars de chiffre d'affaire des labos biotech vont souffrir de cette nouvelle concurrence dans les années à venir. Avec certains produits stars parmi les futurs «copiables», comme l'EPO de l'américain Amgen, et ses 2,5 milliards de dollars de ventes en 2005.
Prix cassé. Certes, le mécanisme général des génériques était rôdé depuis longtemps : à l'expiration du brevet sur une molécule chimique, des dizaines de spécialistes de la copie proposent leur propre version à prix cassé. Avec la bénédiction des Etats, heureux de limiter les dépenses de santé. Mais les biotechs, issus du génie génétique, s'avèrent plus difficiles (et bien plus chers) à copier. Et apporter la preuve que le clo




