N'Djamena de notre correspondante
La Banque mondiale et le Tchad ont enfin trouvé un terrain d'entente pétrolier après d'intenses négociations à Washington. Alors que le Tchad avait menacé de fermer les vannes pétrolières le 30 avril, la Banque mondiale et le gouvernement de N'Djamena ont signé hier un «accord intérimaire» sur l'utilisation des revenus du pétrole, bloqués depuis des mois. En janvier, le président de l'institution financière internationale, Paul Wolfowitz, avait annoncé la rupture avec le Tchad : 124 millions de dollars de prêts suspendus et quelque 130 millions de pétrodollars gelés sur un compte londonien. Motif de cette mesure de rétorsion : l'annonce par le président tchadien de la modification de la loi sur les revenus pétroliers, supprimant notamment le fonds pour les générations futures, et inscrivant la «sécurité» dans les secteurs prioritaires. Cette loi, unique en Afrique et qui sert de vitrine pour la Banque mondiale , était censée garantir la transparence de l'utilisation de l'argent du pétrole.
Argent rapide.
La Banque a donc accepté de reprendre les versements, mais en les étalant sur trois mois. Le temps pour le gouvernement tchadien de voter une loi de finances rectificative spécifiant que 70 % des revenus pétroliers seront utilisés pour des programmes prioritaires de lutte contre la pauvreté, et que les dépenses consacrées à la sécurité seront financées sur le Trésor et pas avec l'argent du prêteur international. Au lendemain de l'attaque reb




