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Libération

Emploi: la France peut piocher à l'Est

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Publié le 29/04/2006 à 21h05

Simple hasard de calendrier. C'est à compter du 1er mai, jour où les particuliers peuvent vendre des brins de muguet sans formalités ni taxes, que la France ouvre partiellement son marché du travail aux ressortissants de huit pays d'Europe de l'Est. Estoniens, Lettons, Lituaniens, Polonais, Tchèques, Slovaques, Hongrois et Slovènes, les plombiers de l'Est pourront venir travailler dans l'Hexagone. Mais à une condition : que la France ait besoin d'eux. Tel est le scénario intermédiaire pour lequel la France a opté à l'égard des travailleurs de l'Est, leur donnant accès à 61 métiers couvrant sept secteurs économiques qui connaissent des difficultés de recrutement.

Travail illégal. Dominique de Villepin avait annoncé que la France procéderait à «une levée progressive et maîtrisée des restrictions à la libre circulation» des travailleurs d'Europe de l'Est. Et que cela concernerait «en priorité certains métiers connaissant des tensions de recrutement». Alors que, jusqu'à présent, les salariés de l'Est n'avaient pas accès au marché du travail français, ils pourront y entrer, à condition qu'ils décrochent un emploi dans des métiers répartis dans sept secteurs (BTP, hôtellerie et restauration, agriculture, mécanique, commerce, vente et propreté). Les 61 métiers «ouverts» représentaient, selon le ministère délégué à l'Emploi, «près de 700 000 offres d'emploi en 2005, dont un tiers ne pouvait pas être pourvu, faute de demande». C'est justement ce «tiers manquant» que la France ouvre au

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