«Salariés polonais, revenez !», titrait mercredi en une le quotidien Gazeta Wyborcza. C'est le message de la campagne publicitaire que s'apprête à lancer la ville de Wroclaw pour faire rentrer au pays les milliers de Polonais expatriés en Grande-Bretagne. Malgré un taux de chômage supérieur à 10 %, les grandes sociétés qui ont annoncé 5,5 milliards d'euros d'investissements et 26 000 créations de postes dans la capitale de la Basse-Silésie, ont du mal à trouver des ouvriers en bâtiment, mais aussi des informaticiens et des économistes. Un curieux retournement de situation quand on se souvient combien les huit pays d'Europe centrale et orientale avaient protesté de ne pas bénéficier du libre accès au marché de l'emploi des Quinze.
Le 1er mai 2004, seuls trois pays Royaume-Uni, Irlande et Suède leur avaient ouvert les portes. Tous les autres s'étaient abrités derrière le moratoire de sept ans, exigé par l'Allemagne et l'Autriche, inquiètes d'une invasion. Or, deux ans après, non seulement ce «rush» n'a pas eu lieu sauf en Irlande où ces nouveaux arrivants représentent moins de 1 % de la population en âge de travailler , mais encore les effets pervers de l'élargissement se font plus sentir à l'Est qu'à l'Ouest...
Vendredi, à l'approche de l'expiration, le 30 avril, de la première tranche du moratoire, la Commission européenne s'est félicitée d'apprendre que quatre pays Espagne, Portugal, Finlande et Grèce lèveraient dès le 1er mai l'ensemble de ces «restrictions transi




