Bruxelles correspondance
Une entente illégale dans le marché du verre acrylique s'est vu infliger une amende de 344,5 millions d'euros ! Cette sanction financière collective est la quatrième plus importante jamais administrée par la Commission à un cartel. Selon Bruxelles, «cinq sociétés de fabrication de produits chimiques se sont entendues pour coordonner une hausse des prix du verre acrylique sur le marché européen» entre 1997 et 2002. Le verre acrylique (ou Plexiglas) est utilisé dans les voitures, les DVD, les lentilles et les appareils ménagers. Sur le banc des entreprises condamnées, on trouve le français Arkema, ex-filiale de Total et Elf Aquitaine, les britanniques ICI et Lucite, l'irlandais Barlo et l'allemand Degussa. Seul ce dernier échappe à l'amende plutôt salée (264 millions d'euros) que la Commission européenne lui réservait grâce au programme «clémence» : un système d'immunité qui récompense les entreprises-judas jouant le rôle d'informateur et qui permettent ainsi de dévoiler d'importantes infractions.
Tout commence en décembre 2002, quand Degussa dépose auprès de la Commission une demande d'immunité d'amende. La Commission mène alors plusieurs inspections surprises qui déclenchent, dans la panique, des demandes de réduction d'amende de la part d'autres entreprises. C'est à qui donnera le plus de détails. Les enquêteurs découvrent que les cinq entreprises se réunissaient secrètement, depuis octobre 1999, dans des chambres d'hôtel, en Irlande ou en Allemagne,




