Amsterdam de notre correspondante
Un agent d'assurances néerlandais, Specialist in Employee Benefits en Zorgverzekeringen (SEZ), offre une police spéciale aux patrons qui redoutent les effets du football sur l'absentéisme. Répandue aux Pays-Bas, «la grippe du foot» fait des ravages bien connus sur la productivité. Pendant la coupe d'Europe 2004, au Portugal, le nombre de salariés néerlandais qui se sont fait porter pâle le jour du match des Pays-Bas a augmenté de 19 %, puis de 15 % le lendemain, pour cause de gueule de bois d'après victoire, selon une étude menée par Arboned, un institut de recherche sur la santé et la sécurité.
SEZ, une petite société de 25 employés basée à Reeuwijk, en rase campagne, planche depuis un moment sur cette tendance. L'idée de son produit spécial foot, lancé dès 2003 : rembourser aux patrons les salaires qu'ils doivent verser à leurs employés, pour les deux premiers jours de congé maladie pris à chaque fois que l'équipe nationale néerlandaise dispute un match à l'étranger. Les assurances classiques, elles, ne fonctionnent qu'à partir du 15e jour de congé maladie. Sans concurrent sur son marché de niche, SEZ compte aujourd'hui 650 clients pour sa police antifoot, qui ne veulent surtout pas de publicité. «Si nous divulguons leurs noms, vous pouvez être sûr que tous leurs employés seront malades le jour du match !» affirme un porte-parole de SEZ.
A l'approche du Mondial, les commandes exploseraient : depuis début mai, le site internet de SEZ recevrait




