Le gouvernement veut booster son plan Biocarburants. C'est peut-être la raison pour laquelle Thierry Breton a fait appel à Alain Prost, hier, pour piloter le groupe de travail sur les carburants flex-fuel. Objectif : permettre aux automobilistes français de choisir, dès 2010, des véhicules roulant à l'essence ou au bioéthanol, et «réduire la dépendance énergétique de la France». Le flex-fuel, qui répond au nom de code E85, est un carburant qui mélange jusqu'à 85 % d'éthanol dans l'essence. Aujourd'hui, trois flottes testent le précieux mélange : le conseil général de la Marne, la ville de Paris et le pôle de compétitivité Champagne-Ardenne - Picardie.
Normes. Le groupe de travail, lancé hier, réunit pétroliers (Total, Shell, Esso, BP), syndicats agricoles (l'Association générale des producteurs de blé, de maïs, les betteraviers, etc.), quelques associations d'automobilistes et, bien sûr, constructeurs automobiles (Ford, Saab, Renault et le groupe PSA Peugeot-Citroën). Ces derniers ont promis de mettre «très rapidement» des véhicules flex-fuel sur le marché, notamment PSA qui promet des Citroën C4 et des Peugeot 307 dès l'été 2007. Pourtant, son PDG avait lancé un pavé dans la mare lors de l'assemblée générale de ses actionnaires le 24 mai, estimant qu'«introduire des voitures fonctionnant à des mélanges de 85 % d'éthanol et 15 % d'essence n'était certainement pas un optimum économique dans notre pays». L'usage de ce type de carburant implique de nouvelles motorisations, de no




