Belle envolée pour l'aviation d'affaires en 2005. Avec 750 jets livrés dans le monde l'année dernière, la progression de 27 % des achats confirme le redressement entamé en 2004, après un gros trou d'air de trois ans. Le marché, traditionnellement cyclique et très lié à la santé de l'économie mondiale, avait chuté de moitié en 2003. Il s'est désormais ressaisi. «C'est plus que ça, corrige Gérard David, de Dassault Aviation, dont le chiffre d'affaires est assuré à 48 % par la vente de jets d'affaires Falcon. Depuis deux ans, de plus en plus d'entreprises s'y mettent, des plus grosses aux plus petites, toutes ressentent le besoin d'un jet d'affaires aujourd'hui.» Mais pas forcément l'envie de dépenser les 40 millions de dollars d'un Falcon 7X, fleuron de la gamme. D'où le succès croissant de l'achat en fractional ownership (multipropriété) : en achetant sa quote-part du jet, on dispose d'un temps de vol correspondant.
«L'usage de l'aviation d'affaires est devenu plus abordable avec la propriété partagée, poursuit Gérard David. On peut acheter seulement un seizième d'avion, et, avec un préavis de quelques heures, votre avion vient vous chercher à New York, Singapour ou autre. Car la clientèle a changé : il y a toujours quelques vedettes, un Tiger Woods qui possède son avion, mais le temps de la jet-set est révolu.» Aujourd'hui, l'avion d'affaires est devenu un outil de travail, ce ne serait plus la danseuse du PDG : 43 % des vols d'affaires transportent des cadres moyens, 25 % de




