Menu
Libération

Affaires de famille

Réservé aux abonnés

Monter son entreprise avec ses amis ou sa cousine, c'est tentant. Mais pour ne pas ruiner l'ambiance chez grand-mère, des précautions s'imposent...

Publié le 19/06/2006 à 21h28

Sylvain est informaticien. Il y a cinq ans, en plein boom de l'informatique et de l'Internet, il a fondé avec quatre copains d'école une start-up spécialisée dans la téléphonie. De ses quatre amis, Sylvain était le seul célibataire. Rapidement, il fut aussi le seul à subir le rythme de dingue propre aux jeunes pousses. Veillées tardives au bureau et week-ends zappés, alors que ses amis enchaînaient séjours chez la belle-famille ou baby-sitting à domicile à partir de 18 heures. Au bout d'un an, la société a explosé et les amis ont dû changer de cour de récré. «Nous avons gardé contact entre nous, mais cette aventure a affecté notre amitié», explique-t-il. Travailler entre amis ou en famille reste un pari risqué pour l'ambiance des repas du dimanche si la foudre de la discorde professionnelle s'abat sur l'arbre généalogique ou la fête dans la maison cévenole de ses potes. Pour ne pas ruiner l'amitié, mieux vaut savoir s'y prendre.

Tour du monde en deux ans

L'avantage de travailler avec sa famille ou ses amis est évidemment de bien se connaître entre collègues. «On travaille ensemble, alors autant qu'on sache un maximum de l'autre», explique Farid Bousbaine, consultant chez Parteco et coach spécialiste des associations familiales ou amicales. Pas ­ ou moins ­ de mauvaises surprises donc, ou d'associés qui se barrent avec la caisse. Gérald Semenjuk a fondé en décembre 2005 STP Trade, une entreprise spécialisée dans les relations commerciales avec la Chine. Il a deux associés dans

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique