Luxembourg envoyé spécial
Froide comme l'acier. C'est la meilleure description de l'ambiance qui régnait hier au siège d'Arcelor à Luxembourg, lors de la présentation du projet de fusion Arcelor-Mittal par les deux entreprises. Très très loin de l'enthousiasme, peut-être un peu surjoué, qui avait prévalu le 26 mai, quand Joseph Kinsch et Guy Dollé étaient aux côtés du patron de Severstal, Alexei Mordachov, pour annoncer le rapprochement avec le sidérurgiste russe.
Désinvolture. Cette fois, c'est Lakshmi Mittal, le patron du numéro un mondial de l'acier, Mittal Steel, qui siégeait exactement à la place occupée par l'oligarque russe, fin mai, dans cette même salle réservée aux conférences de presse. A ses côtés, mais sans jamais lui adresser le moindre regard, le président du conseil d'administration d'Arcelor, Joseph Kinsch, a débité mécaniquement les modalités du rapprochement désormais «amical» entre les deux mastodontes de la sidérurgie. Et manifestait beaucoup de désinvolture pour les quelques interventions d'Aditya Mittal, fils du fondateur de Mittal Steel et actuel directeur financier du groupe.
Hier, Guy Dollé ne les accompagnait pas. Présent dans la salle, le PDG d'Arcelor, qui s'est toujours opposé au projet de Mittal, serrait les dents, masquant mal son irritation. Il s'est éclipsé très rapidement au terme de la conférence de presse. Peut-être pour éviter d'avoir à répondre directement à des questions déplaisantes. Sa comparaison entre le «parfum» produit par Arcelor e




