LVMH a gagné vendredi en appel le procès qu'il avait intenté il y a trois ans à Morgan Stanley. Curieusement, dans la soirée, les deux parties fêtaient leur victoire... mais pas la même. Les faits d'abord. C'était en janvier 2003. Le groupe de luxe français accusait la banque d'affaires anglo-saxonne d'avoir produit «des analyses erronées» sur son compte ainsi que de «fausses déclarations». L'analyste financière Claire Kent, officiant pour Morgan Stanley à Londres et spécialisée dans l'économie du luxe, était particulièrement soupçonnée par LVMH de parti pris systématique en faveur de son concurrent Gucci, filiale de PPR (Pinault-Printemps-Redoute) appartenant à François Pinault... et de dénigrement aussi systématique du groupe présidé par Bernard Arnault. Rappelons que Morgan Stanley avait été le banquier pivot de PPR dans son opération de rachat de la maison de luxe italienne Gucci, raflée en 1999 au nez et à la barbe de LVMH.
Le 12 janvier 2004, le tribunal de commerce de Paris avait condamné la banque d'affaires : «Morgan Stanley UK est responsable d'une faute au préjudice de LVMH» dans les analyses qu'il a pu diffuser sur la situation du groupe entre 1999 et 2003. Morgan, condamnée à verser 30 millions d'euros de dommages et intérêts, avait fait appel.
«Discrédit». Vendredi, le jugement de la 15e chambre de la cour d'appel tel qu'il a été formulé confirme, mais pas dans son intégralité, le jugement du tribunal de commerce de Paris. Certaines fautes q




