Les partisans du dimanche chômé, instauré par la loi il y a un siècle, ne peuvent toujours pas se reposer sur leurs lauriers. Alors que le député UMP Pierre Lellouche a déposé une proposition de loi visant à autoriser l'ouverture le dimanche, la CFTC appelait hier à boycotter les supermarchés ouverts le jour de la fête nationale. Le syndicat chrétien assure défendre «la vie familiale, sociale et culturelle». A la CGT le combat est identique, même si les arguments diffèrent. L'ouverture des commerces le dimanche conduirait au «monopole des grands groupes de distribution» et à la «destruction de milliers d'emplois» dans les PME. Plus alarmiste, le ministre du commerce, Renaud Dutreil, parlait, il y a quelques semaines, de «centaines de milliers d'emplois».
Chaque camp avance ses arguments, en jouant sur la corde sensible de l'emploi : les grandes chaînes de magasins assurent ne pas chiper de clients aux petits commerces et répondre aux nouvelles attentes de la clientèle, qui doit composer avec un emploi du temps toujours plus chargé en semaine. Les syndicats et les PME crient, eux, à la concurrence déloyale, tant il est vrai que les petits magasins sont financièrement incapables de payer double leurs employés. Ils insistent aussi sur le «chantage à l'emploi» exercé sur les employés précaires.
En six ans, la Fédération nationale de l'habillement (FNH) a obtenu la fermeture le dimanche de plus de 150 commerces, dont le magasin Louis Vuitton des C




