Numéro 1 mondial ces dernières années, le géant de la distribution américaine Wal-Mart est détrôné par Exxon Mobil au top 500 du magazine Fortune. Signe des temps, les compagnies pétrolières grimpent en force dans ce palmarès du chiffre d'affaires et des profits, et avec elles d'ailleurs toutes celles qui oeuvrent dans les minerais utiles aux folles croissances de pays comme la Chine ou l'Inde. Cinq des dix premières multinationales mondiales sont donc des compagnies pétrolières. Une de plus que l'an dernier. Elles y retrouvent quatre constructeurs automobiles dont les produits sont justement... consommateurs de ce pétrole dont les cours flambent. Le premier groupe français est Total (12e rang).
«Quel changement par rapport aux années 90 ! commente pour Fortune, un analyste de JP Morgan. A l'époque, c'était l'industrie du logiciel, des médias, les groupes pharmaceutiques et de distribution, qui dominaient. Si je vous avais prédit que BHP Billiton [géant minier australien, ndlr], dont les profits ont grimpé de 89 % l'an dernier, aurait une capitalisation boursière supérieure à celle d'Intel, vous m'auriez ri au nez. Pourtant, c'est exactement ce qui se passe.» Et tout ce petit monde ne s'est jamais aussi bien porté : le total des profits des 500 stars du business a crû de 30 % par rapport à l'an dernier. Pour le plus grand bonheur (quand une partie ne se balade pas dans les paradis fiscaux) des pays qui en abritent les sièges. C'est Tokyo qui




