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Libération

Un goût amer sur le marché de la bière

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Publié le 31/07/2006 à 22h07

Strasbourg de notre correspondant

C'est la brasserie Schutzenberger, à Schiltigheim (Bas-Rhin), qui a défailli la première : dépôt de bilan en octobre, liquidation judiciaire en mai ; 69 salariés licenciés. Fin de l'histoire pour une brasserie fondée en 1740, dont la production avait chuté de moitié au cours des dix dernières années. Puis, cet hiver, c'est Kronenbourg, leader sur le marché français de la bière (38 %), qui a annoncé la cession de son site de Champigneulles (Meurthe-et-Moselle), où travaillent 185 personnes. Le brasseur alsacien cherche des reclassements et est en train de discuter avec un spécialiste allemand des bières premier prix, qui pourrait reprendre une centaine de salariés. Enfin, cet été, le groupe Heineken, propriétaire de la brasserie Fischer à Schiltigheim, a décidé de mettre en commun une partie de ses services administratifs, entraînant la perte de 59 emplois.

Loi Evin. Pour les brasseurs alsaciens, le climat est morose. Presque partout, le chiffre d'affaires baisse. Lente agonie ? «Non. Les brasseries alsaciennes ne seront jamais mortes», rassure Michel Haag, président du syndicat des brasseurs d'Alsace et PDG de Meteor, à Hochfelden (Bas-Rhin), la dernière brasserie industrielle indépendante de la région. Reste que la consommation de bière en France se rapproche de la marée basse. Les ventes ont chuté de 25 % en vingt-cinq ans, la production est passée de 24 millions d'hectolitres en 1976 à 16,8 millions en 2005, les emplois ont fondu dan

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