Novalaise envoyé spécial
Gâtée, l'édition 2006 de l'Electronics Sports World Cup (ESWC). Cette compétition internationale de jeux vidéo, dont la finale a eu lieu début juillet à Paris-Bercy, était soutenue par une trentaine de sponsors. Le fabricant de puces graphiques Nvidia, le géant finlandais Nokia, le poids lourd coréen de l'électronique LG... Et, parmi eux, Nova, fournisseur du «tapis de souris officiel de l'ESWC» : une entreprise de 35 salariés, implantée à Novalaise, bourgade savoyarde de 1 500 habitants.
Ressemblant plus à un dépôt qu'à un campus high-tech, les bâtiments qui abritent Nova rôtissent en plein cagnard, au pied de la chaîne de l'Epine. «On n'a pas de clim', alors on arrose le toit pour rafraîchir», commente, volubile, Jean-Claude Caubet, patron de la petite société qui a démarré en 1993. Et ravi de placer l'anecdote : «On s'est installés dans une ancienne fabrique de tapis : prédestiné, hein ?!» Outre le siège savoyard, la société possède une filiale en Corée et une autre au Canada. Et un tout jeune joint-venture en Russie, devenu en un an le leader local avec 120 000 tapis vendus par mois en magasins.
Age d'or et gamelle. En 2005, Nova a produit six millions de tapis de souris, dont quatre en France. Les machines, dont seules quelques-unes sont entièrement automatisées, crachent plus de 20 000 tapis par jour. Des produits qui partent pour moitié à l'export, et que l'on retrouve dans les rayons des grandes enseignes classiques ou sur




