Le partenaire chinois, que Seb recherchait discrètement depuis des mois, vient de vendre la mèche. Un responsable du fabricant Zhejiang Supor Cookware a indiqué hier à Shanghai que le groupe français de petit électroménager s'apprête à prendre chez lui une participation de l'ordre de 51 %. «Nous ferons une augmentation de capital et ils prendront une participation», a précisé ce cadre chinois. Au terme de cette opération financière, Seb pourrait se retrouver avec 20 % du capital de Supor. Ne lui restera plus qu'à compléter sa participation en rachetant des actions auprès des actionnaires du groupe chinois pour atteindre la majorité du capital. Seb n'a pas commenté cette information mais a néanmoins demandé à Euronext de suspendre sa cotation à la Bourse de Paris, dans l'attente d'une information officielle.
Supor, coté à Shenzen, a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires équivalent à 150 millions d'euros pour un bénéfice net d'un peu moins de 7 millions d'euros. Surtout, Supor revendique d'être le numéro un chinois des autocuiseurs. Une carte de visite à laquelle son nouveau partenaire français, lui-même numéro deux mondial de la spécialité, ne pouvait pas rester insensible : depuis belle lurette, Thierry de la Tour d'Artaise, le PDG de Seb, explique que la concurrence des produits asiatiques à très bas prix de revient mine lentement mais sûrement la position de son groupe. Et qu'il faudrait mieux produire là-bas. Vrai : les cafetières d'entrée de gamme maison sont




